Yest & Model-Based Testing : les réponses aux questions que se posent les équipes IVVQ

Publié le 07.05.26
- Est-ce compliqué de passer au Model-Based Testing ?
- Est-ce que cette approche valorise le métier de testeur ?
- Peut-on créer plusieurs parcours de test avec Yest ?
- Peut-on facilement faire varier les données de test ?
- Comment gérer les versions et le travail collaboratif ?
- Comment s’intègre Yest dans une chaîne CI/CD ?
- Quel est le rôle de l’IA dans la conception des tests ?
- Peut-on contrôler ce que fait l’IA ?
- Les tests générés sont-ils fiables et reproductibles ?
- Yest est-il compatible avec des environnements normés (DO-178C, etc.) ?
- Peut-on moderniser des tests existants (legacy) ?
- Quels choix techniques supportés par Yest (Python, IA, etc.) ?
- Ce qu’il faut retenir
Lors de notre webinaire avec Thales, une chose est apparue très clairement : les équipes de test sont en pleine transformation.
Entre complexité croissante des systèmes, pression sur les délais et arrivée de l’IA, les approches traditionnelles sont remises en question.
À travers cette session de questions/réponses, nous revenons sur les interrogations concrètes des testeurs et sur la manière dont Yest y répond.
Est-ce compliqué de passer au Model-Based Testing ?
Le passage demande un changement de posture… mais est largement bénéfique pour les équipes IVVQ .
Le principal défi est intellectuel : il faut apprendre à raisonner en modèle plutôt qu’en cas de test.
Dans les faits :
- quelques jours de formation suffisent pour démarrer
- les concepts clés sont rapidement assimilés
- un accompagnement initial accélère fortement l’adoption sur des cas d’usages concrets
Une fois le déclic passé, les équipes gagnent rapidement en autonomie.
Est-ce que cette approche valorise le métier de testeur ?
Oui, très clairement. Le testeur ne se contente plus d’exécuter ou de maintenir des tests manuels ou des scripts. Il devient :
- concepteur de modèles
- acteur de la qualité des systèmes
- interlocuteur à part entière de l’ingénierie
Cette montée en compétence change la perception du métier :
- plus stratégique
- plus technique
- plus valorisant
Peut-on créer plusieurs parcours de test avec Yest ?
Oui et c’est même au cœur de l’approche.
Avec Yest, on ne se limite pas à une suite linéaire de tests. On peut construire une véritable architecture de parcours, capable de refléter la complexité d’un système réel.
Concrètement, cela permet de :
- créer plusieurs modèles indépendants
- les imbriquer entre eux
- structurer une logique de test par niveau fonctionnel
Cette approche devient particulièrement intéressante dès que les systèmes deviennent complexes ou critiques, car elle permet de penser en modèle plutôt qu’en cas isolés.
Peut-on facilement faire varier les données de test ?
Oui, et c’est un levier clé pour améliorer la couverture.
Plutôt que de recréer des tests pour chaque cas, Yest permet de dissocier :
- la logique du test (le modèle)
- les données utilisées
Ces données peuvent notamment être injectées via des fichiers externes (comme Excel), ce qui permet :
- de tester plusieurs configurations rapidement
- de multiplier les scénarios sans complexifier le modèle
On gagne à la fois en productivité et en robustesse.
Comment gérer les versions et le travail collaboratif ?
Une des forces de Yest est de rapprocher le monde du test de celui du développement.
Les modèles ne sont pas “figés” dans un outil opaque : ils sont manipulables comme du code. En pratique :
- ils sont stockés sous forme de fichiers (XML)
- ils peuvent être versionnés dans des outils comme Git
- plusieurs personnes peuvent travailler dessus en parallèle
Cela change profondément la manière de travailler : on passe d’un test isolé à une gestion industrielle des actifs de test.
Comment s’intègre Yest dans une chaîne CI/CD ?
L’intégration est assez naturelle.
Avec Yest, le point central n’est plus le script, mais le modèle. À partir de là :
- les scénarios et scripts de tests sont générés automatiquement
- ils peuvent être régénérés à chaque build
Yest est prévu pour fonctionner en ligne de commande (CLI) pour la génération de scénarios, de combinaison de données et de publication des scripts. Le client Yest CLI est intégrable dans toute chaîne CI/CD.
Quel est le rôle de l’IA dans la conception des tests ?
L’IA agit comme un copilote, pas comme un remplaçant de l’ingénieur IVVQ.
Elle peut proposer des modifications, structurer des éléments ou accélérer certaines tâches. Mais la responsabilité reste clairement du côté du testeur.
Aujourd’hui, la bonne approche consiste à garder un équilibre :
- profiter de la vitesse de l’IA pour analyser et restituer un corpus d’exigences
- conserver une validation humaine systématique
Ce choix est volontaire : dans des contextes industriels ou critiques, l’explicabilité et la sécurité priment sur l’automatisation totale.
Peut-on contrôler ce que fait l’IA ?
Oui, et c’est même essentiel dans l’approche.
Le testeur travaille avec deux visions simultanées :
- un espace d’échange avec l’IA
- le modèle qui évolue en temps réel
Il peut donc :
- voir exactement ce qui est modifié
- corriger ou ajuster immédiatement
- reprendre la main à tout moment
On est loin d’une “boîte noire” : l’IA reste observable, compréhensible, pilotable et réversible.
Les tests générés sont-ils fiables et reproductibles ?
Oui, et c’est même indispensable dans un contexte industriel.
À partir d’un même modèle, Yest génère toujours les mêmes scénarios et scripts de tests. Cette reproductibilité garantit :
- la stabilité des campagnes de test
- la traçabilité
- la confiance dans les résultats
Yest est-il compatible avec des environnements normés (DO-178C, etc.) ?
Oui, et c’est une question clé dans les secteurs critiques.
Yest intervient uniquement sur la conception des tests, pas sur leur exécution. Cela a une conséquence importante : l’outil n’est pas porteur du verdict final.
Dans les standards comme la DO-178C :
- Yest est qualifiable pour la DO-330
- avec un niveau TQL-5 (indépendant du DAL)
Cela signifie que :
- le kit de qualification Yest est contenu
- le risque de non-conformité est géré via les revues et validations humaines
Peut-on moderniser des tests existants (legacy) ?
Oui. Les équipes IVVQ peuvent reprendre des projets anciens et :
- restructurer les tests en générant des éléments de modèle Yest
- réduire et/ou éliminer la dette technique accumulée
- apporter de la lisibilité dans des suites devenues complexes
Contrairement à certaines approches, Yest ne nécessite pas de repartir de zéro.
Quels choix techniques supportés par Yest (Python, IA, etc.) ?
Yest s’intègre dans des environnements techniques existants dans les contextes industriels.
On retrouve par exemple souvent:
- des frameworks en Python ou spécialisé pour l’automatisation
- des frameworks off-the-shelf (Robot Framework, Eggplant…)
- des LLM souvent déployés en local (tel que Mistral)
Ce dernier point est important : dans beaucoup de contextes, les LLM sont utilisés on-premise, pour garantir :
- la confidentialité et la sécurité des données
- la maîtrise des coûts
Ce qu’il faut retenir
Yest ne se contente pas d’améliorer l’existant. Il change la manière de concevoir les tests.
Il permet notamment de :
- structurer les tests à grande échelle via une représentation visuelle partageable
- réduire les efforts de maintenance drastiquement (jusqu’à 60%)
- intégrer l’IA intelligemment en conservant l’explicabilité, la maîtrise et en luttant contre l’over-trust.
- s’adapter aux environnements les plus exigeants liés aux systèmes critiques complexes.








